Fil du temps


1981 - 32e SICOB




1981 - 32e SICOB
Lieu : CNIT
Dates : du 25/09/1981 au

Inauguré le 25/09/1981 par le Président de la République François MITTERAND (Transcription intégrale du discours en pièce jointe à télécharger ci-dessous).

Extraits de l'article publié par Yves MAMOU dans Libération à cette occasion :
"Démocratiser l'informatique, faire émerger la demande sociale, c'est sur ces deux thèmes que François Mitterrand a inauguré officiellement le 32e SICOB. «La société doit cesser d'être conduite par sa technologie, et le ministre des PTT a fort sagement mis fin à l'absence de concertation qui caractérisait le développement de la télématique "grand public"». A ce sujet, François Mitterrand a annoncé que la «facturation détaillée des communications téléphoniques serait mise à l'étude». C'est donc «un véritable renversement de la politique suivie jusque là» qui a été annoncé, la décentralisation «étant la condition même pour que chacun puisse s'approprier ces techniques».François Mitterrand a souligné l'«importance» qu'il attachait à «l'action des PME novatrices, conquérantes, dynamiques», et aux crédits nécessaires que devaient trouver auprès des banques ceux qui sont porteurs d'une «idée neuve, créateurs d'un procédé original, un service encore inexistant»... Toute la visite de François Mitterrand a été l'illustration de son discours. Celle-ci a commencé par le pavillon des télécommunications. «Les deux tiers des Français ont actuellement le téléphone, lui a dit le chef d'agence. A la fin de votre septennat, ils l'auront tous». «Ça sera obligatoire ?» a demandé sèchement le président de la République. François Mitterrand a ensuite assisté à une démonstration de l'annuaire électronique, actuellement expérimenté à Rennes en Ille-et-Villaine. Se tournant alors vers Louis Mexandeau, ministre des PTT, François Mitterrand a déclaré : «Il faut en étudier de près les conséquences pour la presse. Je veux qu'il y ait une conférence de réflexion avec les représentants d'organes de presse pour savoir s'il faut aller plus loin». François Mitterrand s'est ensuite dirigé vers le pavillon de l'«Agence de l'informatique» (ADI) où il a été accueilli par son directeur, Bernard Lorimy. Les projets pilotes pour la recherche, l'industrie, l'informatisation des communes lui ont été présentés... Cette visite du patrimoine informatique français s'est poursuivie par le stand Cil—Honeywel-Bull. François Mitterrand s'est cependant aussi arrêté au stand Philips où l'attendait Casimir Juraszinski, le PDG du groupe, sans doute pour respecter la coutume et donner une dimension européenne à la visite. Tous les présidents de la République, sauf Charles de Gaulle qui n'a jamais mis les pieds au SICOB, ont toujours témoigné leur sympathie à la firme hollandaise. Il est vrai qu'au printemps 1982, une expérience de carte de paiement à mémoire sera tenté par Philips France sur une ville de 130 000 habitants.
La société Steria, une PME spécialisée en informatique et contrôlée à 52 % par ses employés, a également eu droit aux honneurs de la visite présidentielle. Au PDG qui évoquait ses problèmes de trésorerie, François Mitterrand a déclaré : «Je ne comprends pas les banquiers qui ne prêtent pas à des sociétés exportatrices comme la vôtre».
«C'est très intéressant ce que vous faites, allez encore plus vite», a également déclaré François Mitterrand au représentant de Goupil-informatique. Il est vrai que Sophie, élève de 5e venait de lui démontrer la facilité d'usage d'une machine à traitement de texte sur quelques pages de son livre La paille et le grain".

Retrouvez ci-dessous en téléchargement quelques coupures de presse de cette édition du SICOB.

19810926_liberation_mitterandausicob.jpg 19810926_Liberation_MitterandAuSicob.jpg  (661.2 Ko)
19810926_liberation_guichetautomatique.jpg 19810926_Liberation_GuichetAutomatique.jpg  (345.03 Ko)
19810925_discours_inauguration_francois_mitterand.pdf 19810925 Discours inauguration François MITTERAND.pdf  (93.18 Ko)

Par Philippe NIEUWBOURG le Vendredi 26 Mars 2010

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