Exposition


Dans les pas du Sicob


Retracer l’histoire du SICOB, c’est retracer l’histoire d’un salon, mais surtout celle des entreprises et de leurs méthodes de travail. Reflet des pratiques et des innovations imaginées pour le secteur tertiaire, le SICOB a évolué au rythme des nouveautés et des technologies pendant quarante ans.



Créé quelques années après la fin de la seconde guerre mondiale, le SICOB répondait alors aux besoins vitaux des hommes et des femmes du bureau : s’asseoir, ranger, travailler. Les premières machines, à calculer, à écrire, apparaissent alors. Le mobilier est encore très industriel, mais les bureaux « de direction » se développent peu à peu.

Dans les années 60, la mécanographie fait son apparition, et avec elle un arsenal impressionnant de machines électro-mécaniques permettant de classer, de déchiqueter, de déplacer, de copier, d’imprimer, de mettre sous pli... on parle alors d’atelier mécanographique, autour des tabulatrices, interclasseuses, et autres machines nourries aux cartes perforées... nous ne sommes pas loin d’une ambiance industrielle.

L’informatique fait également son apparition. Mais elle est réservée aux grandes entreprises. Les ordinateurs proposés à l’époque par des sociétés comme Bull, SEA, IBM, Univac et bien d’autres, occupent des salles entières et coûtent plusieurs millions de francs de l’époque. On vient alors au SICOB en curieux, en rêveur également, admirant ces machines dont on doute pouvoir un jour s’offrir un exemplaire. C’est aussi l’émergence de métiers comme celui de perforatrice, largement vanté à l’époque.

Les années 70 signent l’émergence de la micro-informatique. L’ordinateur va peu à peu rejoindre les bureaux individuels, au travers par exemple, des machines de traitement de texte. Le métier prisé est alors celui des secrétaires. Objets de toutes les attentions et de certains fantasmes, elles maitrisent ces nouvelles technologies souvent mieux que leur patron.

La dernière décennie du SICOB, celle des années 80, voit l’informatique s’ouvrir peu à peu au grand public. Elle voit également apparaitre la communication entre ordinateurs, l’heure est alors à la télématique. Le salon suit cette évolution et ouvre également ses allées. Débute alors un phénomène étonnant, celui de la naissance d’une génération de jeunes programmeurs, qui découvrent l’informatique à côté des bancs de l’école, et auraient certainement damé le pion à bien des informaticiens d’entreprise.

L’exposition retracera cette histoire quadri-décennale, au travers d’objets mémoriels, issus principalement de la collection Max Hermieu, le fondateur du SICOB. Les affiches originales des quarante éditions seront pour la première fois présentées au public. Des bornes vidéo permettront aux visiteurs de l’exposition de parcourir les images d’archives des principales éditions du salon. Et pour replonger dans l’ambiance, chaque décennie sera illustrée par la reconstitution d’un bureau de son époque : mobilier, machines, accessoires... le visiteur se retrouvera plongé dans une ambiance 50’s, 60’s, 70’s puis 80’s.

Informations pratiques

Exposition organisée par le musée de l’Informatique à la rentrée 2010,
au Toit de la Grande Arche de Paris la Défense.
Par Barbara Poirette le Jeudi 4 Mars 2010

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